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LES SAVOIR-FAIRE AUTOUR DU TEXTILE

FEUTRIER

feutrier
À partir de laine cardée ou peignée qu’il répartit, humidifie et savonne manuellement, le feutrier permet aux fibres de laine de s’amalgamer afin de créer un feutre, textile non tissé.
Un processus qui peut prendre plusieurs jours afin d’obtenir une matière solide, dense et/ou légère suivant le résultat recherché.

BRODEUR

À l’aide de fils de lin, de coton, de soie, de laine, le brodeur crée des motifs en aplat ou en relief sur des tissus variés. Il travaille à la main, à l’aide d’une aiguille ou d’un crochet, ou à la machine. Ses créations peuvent s’enrichir de perles, de paillettes, de sequins, de fils d’or ou d’argent.
Le brodeur à l’aiguille orne des tissus de motifs décoratifs par une série de points réalisés à l’aiguille.
Utilisant un crochet de Lunéville, le brodeur crochet (Lunéville) pare ses réalisations de perles et de paillettes.
Pouvant broder à plusieurs fils, le brodeur sur machine guidée main réalise des pièces plus volumineuses aux effets variés et raffinés, destinées à la décoration intérieure, à l’habillement et à la production de linge.

brodeur

DENTELLIER

dentellier

À partir de la transcription technique d’un motif dessiné sur papier, le dentellier réalise à la main ou à la machine un tissu ajouré sans chaîne ni trame. Il utilise principalement des fils de soie, de nylon, de lin ou de coton, colorés ou non.
Suivant le tracé du dessin reproduit sur papier ou sur parchemin, le dentellier à l’aiguille place d’abord les fils de bâtis qui suivent précisément les formes du dessin pour devenir les supports auxquels vont se rattacher les points constituant la dentelle. Ces pièces sont entièrement réalisées à l’aiguille au point d’Alençon ou d’Argentan.
Sur la roue d’un carreau, le dentellier au fuseau fixe un modèle au tracé piqué délimitant le smotifs de la dentelle. Les fils utilisés, en lin, soie, laine ou coton, sont placés autour de fuseaux, dont les croisements sont fixés sur la roue en différents points pour donner forme au napperon, au mouchoir ou à d’autres créations en dentelle.
Le tulliste conduit un métier Leavers en fonte de plusieurs tonnes. Après avoir positionné les cartons ponctués de trous qui servent de guide, il s’assure qu’aucun des milliers de fils ne se rompt. Si besoin, il peut en reprendre certains manuellement à l’aide d’un crochet.

TISSERAND

Le tisserand crée des tissus par l’entrecroisement de fils de chaîne et de trame, sur un métier à bras ou sur des métiers mécaniques à lame ou Jacquard. Il réalise des étoffes de coton, de laine, de soie, de chanvre, de lin, ou de fils artificiels ou synthétiques. Il travaille des métrages pour la haute couture, l’ameublement ou des pièces uniques.
Le tisserand à bras crée des tissus par entrecroisement de fils de chaîne et de trame sur un métier à tisser actionné à la main, appelé métier à bras.

tisserand

SÉRIGRAPHE

sérigraphe

À la fois technicien et artiste, le sérigraphe imprime en grand format des dessins ou des motifs de façon répétée sur divers matériaux : carton, bois, métal, céramique, tissu, verre…
Il peut répondre à une commande passée par un client ou proposer lui-même un projet. Dans les deux cas, le produit fini doit correspondre parfaitement aux attentes de la clientèle, avec qui le sérigraphe a des contacts fréquents.
En fonction de l’organisation de l’entreprise et de sa taille, le sérigraphe réalise tout ou partie des opérations d’impression : préparation de la “forme imprimante” (surface-écran avec toile de meunier), composition des teintes, préparation des encres, calcul de la quantité d’encre nécessaire au tirage, réglage des machines et des séchoirs, et enfin impression sur table manuelle ou mécanique.
P
our ce qui concerne, en amont, la composition du motif à imprimer, le travail à la main se fait de plus en plus rare. Le dessin se fait le plus souvent sur des logiciels de PAO (production assistée par ordinateur). De même, les découpes sont numérisées et l’impression est souvent automatisée.
Une fois les supports imprimés, le sérigraphe les transmet pour finition avant leur livraison.
Dans une imprimerie ou en atelier, le sérigraphe exerce presque toujours debout, dans les odeurs de solvants et dans le bruit (la nuisance sonore est néanmoins atténuée grâce à la généralisation des cabines de pilotage insonorisées).
Les horaires de travail varient selon les entreprises, mais ils sont souvent réguliers et postés (2 x 8).
À noter : les applications spécifiques de la sérigraphie sont remplacées peu à peu par l’impression numérique à jet d’encre, mais la sérigraphie reste encore vivante, notamment pour les travaux de haute qualité destinés au verre et au tissu.

TAILLEUR-COUTURIER

Complet en flanelle, robe en mousseline, costume de scène ou robe de mariée originale… le tailleur-couturier réalise des pièces sur mesure personnalisées. Ses clients sont des particuliers ou des personnes connues, des maisons de haute couture, des opéras ou des théâtres… Exigeants, ils recherchent une tenue confortable, élégante, de qualité et surtout unique. Le tailleur-couturier maîtrise toutes les étapes de la fabrication d’un vêtement, du patron aux finitions.

On distingue les tailleurs, qui se consacrent aux vêtements masculins, des couturiers « flou », spécialistes du vêtement féminin. Perfectionniste, patient et rigoureux, cet artisan exerce en indépendant ou en tant que salarié dans un atelier de fabrication notamment ou dans une maison de haute couture. Très minoritaire dans l’industrie de l’habillement, le sur-mesure souffre de la concurrence industrielle : le tailleur-couturier se diversifie donc en proposant de la demi-mesure, du prêt-à-porter ou encore en vendant des accessoires de mode.

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MODÉLISTE

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Maître d’oeuvre de la réalisation d’un vêtement, le modéliste matérialise les idées du styliste. Grâce à lui, le crayonné sur papier prend vie et forme. Avec des épingles et une paire de ciseaux, il commence par placer une toile sur un buste d’atelier. Puis il l’ajuste, la coupe, l’épingle et la drape. Opération très technique, le modelage demande aussi de la sensibilité pour sentir les volumes au bout de ses doigts. Une fois l’habit monté, il faut encore déterminer la place des coutures, des plis, de l’encolure, des emmanchures, des poches et des boutonnières. Le modéliste peut alors tracer le patron, avec les indications nécessaires à la réalisation du prototype (modèle) : lignes de poitrine, de hanche, de carrure, largeurs de couture, droit-fil (sens dans lequel le tissu doit être coupé), etc. Le prototype exécuté, le modéliste peut encore le modifier, faire évoluer les formes, parfois sur ordinateur. Tout cela peut aussi être réalisé par transformation à plat. Le modèle mis au point, sa fabrication est lancée en série.

Technicien et créateur, le modéliste doit faire preuve de goût pour respecter le style de la marque et veiller à ce que le modèle soit techniquement réalisable. Bien connaître les tissus et le matériel de fabrication est essentiel.

 

STYLISTE

Vêtements et accessoires sortent tous de l’imagination d’un styliste. De la pointe de son crayon naissent différents croquis qu’il assortit d’échantillons de tissus, de gammes de coloris, mais dont le choix n’est jamais laissé au hasard. En effet, le styliste tient compte des tendances et anticipe le désir des clients, sans jamais perdre de vue les contraintes techniques que lui imposent le chef de produit ou le directeur artistique. Une fois le projet approuvé par ces derniers, le modèle est exécuté sur ordinateur. Le styliste travaille ensuite avec le modéliste, qui réalise le prototype du modèle, et suit son produit tout au long de la fabrication. Celui qui élabore et coordonne des collections est un styliste-concepteur.

En tant que salarié, il a le statut de cadre et peut devenir directeur de création ou chef de produit s’il connaît bien le marketing. Tandis que dans le prêt-à-porter de luxe ou la haute couture, il est créateur de mode et travaille en free-lance ou comme salarié d’une maison ou d’une griffe… Savoir dessiner, saisir l’air du temps, faire preuve d’une insatiable curiosité sont des qualités indispensables pour exercer cette profession.

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CRÉATEUR D’ACCESSOIRES

accessoire

Même s’il n’existe pas de formation particulière pour créer des accessoires textiles, il faut tout de même de solides aptitudes.

En effet, souvent le créateur d’accessoires crée ses propres modèles : du dessin à la finition, en passant par la réalisation du prototype, la découpe, et la couture bien-sûr !